11 mai 2015

Là où est la mer

Bonjour


Il y a quelques temps, je me posais la question de où était réellement mon chez moi. J'ai eu la chance de voir trois villes depuis ma naissance. Celle où je suis née, Sète, celle où j'ai fait mes études, Nîmes et enfin celle où j'ai commencé à travailler, Bordeaux. Et puis, je suis revenue à Sète. J'y suis revenue car c'est le seul endroit en France où je me sente vraiment bien. 

Il est vrai que la vie dans ma petite Île Singulière est douce et plaisante, même si parfois elle peut être aussi stressante qu'ailleurs. Il est vrai que j'ai la chance d'avoir du beau temps, souvent. Et que je peux profiter de la plage toute l'année, ne serait-ce que pour se promener au bord de la mer.


Je me souviens que déjà à Nîmes, j'avais eu de mal avec le fait qu'il faille faire plus d'une demie-heure de voiture pour aller voir la mer. A Bordeaux, ce fut pareil. Le bruit des vagues, l'odeur de l'iode. Tout cela me manquait. Alors, il a fallu que je rentre, et pas juste pour les week-end ou les vacances. J'ai eu de la chance, Chéri est tombée amoureux de la ville autant que de moi, et le retour, il y a quatre ans, c'est fait en douceur. Depuis, il ne compte pas du tout quitter Sète, ni moi. 

Alors, quand je me pose la question de où s'est, chez moi, je sais que j'ai la réponse tout au fond de mon coeur (mièvrerie du lundi matin, bonjour). Je sais que je ne me sentirais à la maison qu'à un endroit. Dans ma ville. Que je sois dans mon appartement, sur une terrasse de bar, sur le sable ou même là où sur notre montagne (le mont St-clair est en réalité une colline, mais on est un peu marseillais sur les bords en fait...), je sais que chez moi, c'est là.


Ce week-end, j'ai profité de ma ville, de la plage, mais aussi de Pierres Blanches. J'ai profité de ma famille, entre un vendredi avec Chéri, Poupette, ma mère et P., un samedi avec les coussins et mon frère. Nous sommes allés à la plage, en ville et aux Pierres Blanches, et à chaque fois, je pouvais la voir, cette étendue bleue que j'aime tant.

Je suis chez moi partout où elle est. Je suis chez moi là où il y a la mer.

Les deux premières photos ont été prises vendredi, à la plage. D'ailleurs, c'était la première fois que Poupette montait sur les digues et qu'elle se faisait mouillée par les vagues se fracassant sur les rochers. La dernière a été prise aux Pierres Blanches.

04 mai 2015

Nouvelle tête

Bonjour,


Oui, ma tête en gros plan, comme ça, ça fait un petit choc. Je poste rarement des selfies sur le blog ou instagram mais pour fêter ma nouvelle tête pas si nouvelle que ça, je ne voyais que ça.

Samedi, alors que Chéri faisait les courses de dernières minutes pour l'anniversaire de Poupette que nous fetions le soir, je me suis rendue au salon de coiffure. Le même depuis des années, celui où je sais que je ressortirais avec une tête qui me plait (sauf une fois, mais c'était plus ma faute que la leur). Donc, me voilà assisse sur le fauteuil en train d'expliquer à la coiffeuse que je veux éclaircir la tignasse, la désépaissir et surtout récupérer une frange. Après une petite bataille sur le fait que non, même avec ma monture de lunette ça ne va pas faire trop et lui avoir montrer mon tableau pinterest spécial coiffure, me voilà prête à changer un peu de tête. Je n'ai pas changé de coupe. J'ai toujours mon dégradé, le même que lorsque j'avais entre quinze et vingt-cinq ans, celui qui me va le mieux. J'ai la touffe un peu plus claire, et qui va encore s'éclaircir avec le temps et surtout une frange, à nouveau. J'aime la frange. J'ai toujours aimé la frange en fait, même durant les années où je n'en avais pas. Je ne sais pas, j'ai toujours vu la frange comme l'attribut des femmes fortes, celui des pin-ups aussi. Une frange, ça ne cache pas, ça révèle.

Ma nouvelle tête me plait beaucoup (forcément). Elle me rajeunit encore un peu plus (ma mère qui me dit que ça me donne dix ans de moins, déjà que je fais plus jeune que mes vingt-neuf ans...), me donne un petit côté un peu plus affirmé, un peu plus mutin aussi. Elle est le début d'un petit changement dans ma vie, un changement de style d'abord, mais aussi un peu plus personnel. Après tout, je ne change de tête que lorsque je change aussi de manière de voir la vie. En ce début de printemps, j'ai décidé de ne plus me prendre la tête pour des choses futiles et de continuer le travail sur moi-même. Et puis de perdre du poids aussi, parce que là, ça ne va vraiment pas... 

Bref, une nouvelle tête et un début de nouvelle vie. Je commence plutôt bien le printemps, je trouve.