06 mars 2015

Suivre le Flow

Bonjour,


En début de semaine, j'ai suivi Panurge, comme beaucoup d'ailleurs, au moment d'acheter mon Paulette. A côté de lui, il y avait Flow, magazine lifestyle dont tout le monde parle en ce moment. Je l'ai un peu feuilleté et puis je l'ai embarqué avec Paulette. Bien installée à la maison, je me suis plongée dans Flow.

Première chose, Flow est beau. Il est grand, un peu lourd, dommage, si on a un petit sac, on ne peut pas le trimballer partout (c'est pas mon cas, je te l'accorde, mais j'ai beau avoir un grand sac, il est bourré de tout et n'importe quoi, Flow ne rentre pas non plus). Son papier est doux au toucher. Bref, rien qu'à l'avoir en main, il est agréable. Et à l'intérieur ?

Il se veut magazine lifestyle, mais surtout slow-life, ce courant qui prône une vie plus douce, moins connectées, moins speed. Beaucoup d'article sont basés là-dessus. On y parle esprit positif, pleine conscience, décrochage de la vie ultra connectée que l'on connait pour apprendre à prendre son temps, à vivre avec son temps. Tous ces articles sont illustrés de belles images (par contre, quel dommage que certaines soient prise à Gettyimage, ne permettant pas ainsi d'en connaitre réellement l'auteur). On y trouve aussi un article sur une librairie, les parisiennes célèbres des années folles (que j'ai trouvé vachement interessant), ou encore on découvre des artistes de tout bord, un article sur le crochet ou encore quelques pages e-shopping à thème, des recettes et des DIY, des petits cadeaux de papier (une guirlande fanion et un très beau petit carnet). Bref, il est complet, beau et agréable. Il nous permet de remettre un peu les pieds sur terre aussi et de réfléchir à notre propre vie.

J'y ai trouvé ce que je ne trouvais plus dans la presse féminine. Je t'avoue que j'en avais un peu marre des Cosmos et autres qui ne me parlaient plus tant je me trouvais éloignée du modèle de la femme qu'ils représentaient. Ici, Flow me parle plus. On n'y trouve pas de sujet mode où les fringues coutent ultra cher et ne sont pas forcément portable, on n'y trouve pas de dossier n'ayant plus rien à voir avec nous-même, non, j'y trouve de quoi réfléchir et même de quoi embellir mon quotidien. C'est un magazine cocooning, qu'on lit en plusieurs fois, dont on s'imprègne (et que je vais garder longtemps tant il est beau et classe) et non un de ceux dont on ne lira finalement que dix pages, râlera sur le fait que la moitié du truc n'est que de la pub ou autres... Je prend plaisir à le lire, je le savoure même. Flow est une très belle réussite pour moi et je compte bien continuer à le lire, chaque deux mois. Je comprend mieux pourquoi il y a eu tant de succès depuis sa création (au Pays Bas) et je suis plutôt contente qu'il arrive en France (et en français) enfin de profiter de lui.

04 mars 2015

Big Heros 6

Bonjour,

Donc hier, nous fêtions nos sept ans ensemble. On a fait ça tranquillou, petite bouffe et ciné (ça faisait une éternité qu'on s'était pas fait un ciné quand même). Alors non, nous ne sommes pas allés voir les Nuances, parce que franchement, ça ne m'inspire pas du tout, il n'y avait pas de séance pour American Sniper avant tard le soir (et nous sommes des petits vieux), donc nous sommes allés voir le dernier Disney. Et c'est là que tu vois l'avantage de la réforme scolaire qui fait entrer les gamins le mercredi matin à l'école. On était pas nombreux.


Synopsis : Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai

Je dois avouer que je me demandais réellement ce qu'allait pouvoir donner un Marvel à la sauce Disney/Pixar. Serait-ce mièvre et pleins de bons sentiments ? L'esprit Marvel serait-il toujours là ? Aurions-nous droit à la petite scénette de fin de générique ? Et pour Chéri, Pixar ferait-il mieux que la Reine de Neige niveau animation ?

Je suis bon public, et dès qu'on me parle Disney, je sais que je vais aimer. Ce fut encore le cas. Je crois réellement qu'il n'y a pas un Disney qui ne me plait pas. Si on plus on y rajoute la touche Marvel, je fonds. Parce que si j'avais peur que le passage en animation pour enfant (et grand enfant) d'un Marvel ne donne un truc à la guimauve, je me suis trompée. Le scénario est plus que bon, alternant moment calme, action, émotion (sans tomber dans les larmes faciles ou les chansons pleines de niaiserie (d'ailleurs, il n'y a pas de chanson du tout)), réflexion et humour. Forcément, suivant l'âge, on ne le verra pas pareil. Comme souvent, il y a cette double lecture qui fait que les adultes sortent toujours content après visionnage. Ici, entre la culture geek, la robotique mais surtout la réflexion sur le deuil et les dérives de la surobotisation, les parents trouvent beaucoup de choses plaisantes.

Côté graphisme, c'est beau. Chéri l'a trouvé moins beau que Frozen, moi, je dirais que c'est presque parfait, après tout ce n'est pas le même univers. J'ai été vraiment surprise par la ville de San Fransokyo, juste énorme et magnifique mais aussi par les robots et le design des personnages. Pixar qui nous fait du film japonais à l'américaine, c'est plutôt sympa. Côté animation, là aussi, c'est la classe. C'est fluide et beau, il n'y pas à dire. Et pour ne rien gâcher, la B.O est prenante, parfaitement en accord avec le film sans en faire trop.


Et puis, il y a les personnages. J'ai adoré Hiro, ce gamin ultra intelligent mais incapable de gérer le deuil qui le touche. Les amis de son frère, qu'il va transformer en super héros sont tous ultra bien caractérises et ont chacun une personnalité propre (j'ai eu un faible pour Honey Lemon, tellement excentrique). Mais le vrai héro de l'histoire, ça reste Baymax, robot infirmier à l'allure de grosse guimauve. Comment te dire... j'en veux un comme ça. Alors qu'il est ultra minimaliste et que rien ne semble transparaitre de sa face toute blanche, il dégage trois tonnes d'émotion. Franchement, ce personnage-là, il est carrément génial.

Et pour la question de la scénette, j'ai eu raison de forcer Chéri a resté jusqu'à la fin du générique puisque oui, il y en a une. Et nous avons été les seuls à la voir pour cette séance. Tant pis pour les autres.

Franchement Big Heros 6 est un film d'animation vraiment sympa, bien foutu capable de garder l'esprit de la maison d'édition de comics tout en lui donnant celui de Disney.