16 mars 2015

Une semaine à la montagne

Bonjour,


J'en avais parlé dans cet article là, pour rien au monde, je ne dirais non à ma semaine de vacances à la montagne, plus particulièrement Mont-Genèvre depuis quelques année. C'est une semaine dont j'ai besoin. C'est la seule où nous partons avec Chéri et Poupette (et Maman, P., tatie et tonton aussi). La seule qui soit finalement de vraies vacances, puisque nous ne les passons pas à la maison.

J'aime cette semaine pour la blancheur de la neige, le chalet en bois, le froid et le calme. J'aime cette semaine pour les moments de jeux dans la neige, les bonhommes qui prennent vie avec trois boules de pins, les descentes en luge et les cris de joie de Poupette. 


Cette année, nous avions loué un chalet des plus rustiques. Entièrement en bois, avec les chambres en sous pente (dit bobo à la tête un matin sur deux par contre), une baignoire dans la chambre (grand luxe mais pas tant que ça par contre, parce qu'impossible d'y prendre une douche debout), une décoration montagnarde, et une grande salle à vivre en bas. Son seul problème à ce chalet sera finalement sa terrasse, ombragée par trois grand sapins. Mais cela n'en fut pas tellement un, au final, puisque nous avions de l'espace sur le côté pour profiter du soleil sans le moindre problème. Le temps était beau et ensoleillé, la neige ne manquait pas et surtout fondait moins vite que l'an dernier.



Fiasco a beaucoup apprécié son séjour, profitant chaque jour du soleil sur le parquet ou encore de la neige à l'extérieur. Entre lui et la petite, mes journées ont été bien occupé, il n'y a pas à dire. Les deux s'éclatent dans la neige, l'une lançant des boules de neige à l'autre pour qu'il la laisse tranquille pendant qu'elle (moi, en fait) construit son bonhomme de neige. J'aime les voir complices ces deux-là, le chien et sa petite maitresse. 

Chéri a skié toute la semaine, profitant de beaucoup de neige et de soleil. Il parait qu'il s'améliore d'année en année. Je verrais ça l'année prochaine, lorsque je remonterais enfin sur mes snowblade et que Poupette elle découvrira les joies de la glisse autrement qu'en luge. Mais j'en ai profité, sortant avec elle, jouant avec elle et surtout me reposant, chose qu'il fallait bien faire pour faire partir toute la tension accumulée depuis le début de l'année.

 

Mais cette semaine, c'était aussi celle de mon anniversaire. Me voilà à présent âgée de vingt neuf ans, plus qu'une seule année avant de passer l'étape des trente. C'est la seconde fois, il me semble, que je fête mon anniversaire à la montagne et je dois dire qu'il est plus qu'appréciable de se lever ce jour-là avec une vue parfaitement sur les montagnes alentours. Et puis, cette année, chose étrange, je n'ai pas trop déprimé ce 12 mars. Enfin, pas trop... C'est aussi le jour où l'un des auteurs qui comptent le plus pour moi est décédé. Le Disque Monde est à présent orphelin. Sir Terry, j'espère que la Mort est aussi sympathique que dans vos romans.

Ma semaine de vacances est finie. Me voilà à présent de retour dans mon train train quotidien, plus sereine, reposée (et avec de nouvelles pantoufles trop géniales !). J'ai plus qu'apprécié pouvoir m'éloigner de tout durant ces sept jours, pouvoir penser à autre chose que nos problèmes depuis le mois de janvier (même s'ils n'étaient au final jamais bien loin). Je repars avec une nouvelle énergie. La semaine aura été parfaite.


10 mars 2015

Zentagle

Bonjour,


Je suis une personne qui stresse naturellement. Tu sais, celle qui dès que quelque chose ne va pas (ou même va parfois), se met à douter de tout et à s'agiter comme pas possible. Je fais aussi partie des personnes qui ne prennent pas de temps pour soi. Je m'occupe de ma famille, de Poupette, de Chéri, du chien, de ceux qui m'entourent, de mon boulot, et puis, après, je suis trop crevée pour prendre réellement soin de moi. Je ne m'accorde presque plus de temps réellement à moi. Pas même quand je me cale sous le plaid sur le canapé. Même là, je pense aux autres.

Cette vie-là est épuisante. Alors, de temps en temps, il faut se déconnecter des autres, se retrouver. C'est une chose que je n'ai pas l'habitude de faire. J'ai toujours l'esprit occupé par des tonnes de choses. J'avais retrouvé récemment de quoi me vider la tête dans le dessin. Malheureusement, je n'ai pas eu vraiment le temps de beaucoup dessiner, les idées ne viennent pas, l'inspiration manque et l'envie avec elle. Pourtant, le dessin était devenue mon moment à moi, celui où j'étais dans ma bulle. Je ne pouvais donc pas arrêter de dessiner. C'est ma soupape de sécurité. Mais comment faire lorsqu'on a ni le temps, ni l'inspiration pour faire de belles choses ? Et bien, on se cale devant une feuille, pas forcément A4, avec un stylo ou un crayon et on fait des choses répétitives mais tout de même jolies. Bref, on zentagle.

Le zentagle, ça ressemble beaucoup beaucoup aux dessins qu'on fait lorsqu'on téléphone, ces traits et formes qu'on fait à l'instinct, sans réfléchir. La seule différence, c'est que là, on se concentre sur le dessin. Les gestes répétitifs vont permettre de se vider la tête de tout soucis, de se recentrer sur soi. En plus, il n'y a pas besoin de savoir super bien dessiné, il suffit parfois de juste savoir faire des ronds et des carrés. Pas besoin que cela soit trop élaboré, l'effet sera toujours le même. Et puis, on peut faire ça partout tant qu'on a un stylo et un bout de papier (la preuve, le zentagle en photo, fait sur un carré de papier qui ne doit pas faire dix centimètre de côté)

J'avoue user régulièrement du zentagle pour chasser le stress. Il suffit parfois de seulement cinq minutes (bon souvent, c'est bien plus pour moi, tout dépend aussi de mon état de stress) pour se sentir mieux. C'est une technique efficace pour moi. Je me concentre sur ce que je fais, sur le moment présent. Plus de questions, plus de stress. Il y a juste moi et mes "gribouillis". Et je trouve personnellement ça plus sympa que les simples coloriages antistress, j'ai vraiment plus l'impression de créer.