31 mars 2015

Sur ma table de chevet en mars

Bonjour


En ce mois de mars, j'ai lu onze livres avec un peu de tout niveau genre. J'aurais pensé en lire un peu plus, la semaine de vacances étant généralement plus remplie niveau bouquin, mais onze, c'est déjà pas mal.

J'ai commencé mars avec un road-trip et surtout de la romance, genre que je lis très peu, avec Loin de tout. J'avoue l'avoir trouvé très cliché mais en même temps, ça fonctionne pas mal et surtout c'est un page-turner efficace. Par contre, je ne comprends forcément l'engouement autours de lui.
Ensuite, direction la Gaule antique et les peuples celtes avec Même Pas Mort, le premier tome de la série Rois du Monde. Je suis plus que fan de l'écriture de Jaworski depuis Gagner la Guerre et je n'ai pas été déçue avec ce livre-là. J'ai particulièrement apprécié le déroulement du récit, un récit raconté "à l'oral" qui va de souvenirs en souvenirs et où se mêlent rapidement rêve et réalité.
Suite à ça, je me suis plongée dans l'hiver avec l'Hiverrier de Sir Terry Pratchett. J'ai fini de le lire le jour même de la mort de son auteur, un homme que j'admire beaucoup. Autant dire que cet épisode des aventures de Tiphaine Patraque aura pour moi une saveur particulière.
Suite à ça, je suis allée dans une Russie imaginaire avec Vlast. C'est un livre assez étrange qui finit d'une manière un peu trop abrupte pour moi, sans répondre à la plupart des questions qu'il pose. C'est bien dommage parce qu'il allait faire un sans faute avec moi jusqu'au deux derniers chapitres.
Après, j'ai suivi un officier SS peu avant la seconde guerre mondiale dans le Chateau des Millions D'années. Ce livre est tout simplement génial. C'est un mélange d'Indiana Jones vu côté allemand et de fantastique avec une grande part d'Histoire. Un vrai coup de coeur.
Ensuite, un petit essai, Petit éloge à la Nuit. L'auteure y dresse une cartographie de ses nuits. Très interessant, même si parfois trop penché sur le style de prédilection d'Ingrid Astier, à savoir le polar.
Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de recueil de nouvelles. Le Jardin des Silences en regroupe douze, toutes aussi bonnes les unes que les autres. Mélanie Fazi nous y offre des contes modernes avec toujours au twist original. C'est beau et poétique comme je l'aime.
Je suis retournée du côté de la fantasy avec le tome 2 d'Ikatar, Le Sang du Dragon. J'aime beaucoup beaucoup cette série et ce tome 2 est aussi bon que le premier. Vivement le troisième et dernier qui doit sortir en avril.
Nous sommes Charlie est un livre de témoignage que je voulais lire depuis qu'il est sortie, mais je trouvais toujours que c'était trop tôt. C'est un très beau livre, assez émouvant, même si parfois, certains propos, certaines dénonciations ne m'ont pas plus. 
Ensuite, je suis repartie dans du fantastique mais pas que avec Une vie après l'autre. En fait, il est fantastique sur sa forme, puisque son héroïne va renaitre à chaque mort pour recommencer depuis le début. Avec elle, sa famille et ses amis, nous allons découvrir la vie d'une famille anglaise de 1910 à 1967 environ. J'ai carrément aimé, surtout que l'auteure évite l'écueil de la répétition.
Pour finir, j'ai lu les Stagiaires, livre qui a fait un carton, il me semble, l'année dernière. Vu son sujet, plutôt bien traité malgré quelques stéréotypes, il parle à beaucoup d'entre nous. Une lecture plutôt fraiche et qui m'a ramené quelques années en arrière.

Comme toujours, les avis complets se trouvent sur La Pile à Lire

26 mars 2015

Le jour où je suis devenue cette lectrice là

Bonjour,


Je me rappelle un soir où, ayant fini un livre trop court et absolument pas interessant, avoir fouillé dans la bibliothèque de ma mère, alors encore installé dans la partie salon de la maison. Ce meuble, tellement haut et large, emplis de livres à la belle couverture, m'attirait depuis longtemps. Toujours on me disait que ce n'était pas des lectures pour moi. Que j'avais surement autre chose à lire, plus de mon âge. J'avais alors dix ou onze ans, peut-être un peu plus. Je ne me reconnaissais pas dans les livres pour mon âge. Trop enfantin, trop court, trop tout en fait pour que je puisse m'y plonger avec délice.

Ce soir-là, trois livres à la tranche argent m'ont interpellé. Je n'ai pas osé demander à ma mère de quoi ils pouvaient bien parler. Je les ai juste pris, un peu comme une voleuse, pour les transférer dans ma chambre. le premier tome a prit place sur la table de chevet, à côté du réveil, tout de même un peu caché, les deux autres sur mes étagères roses bizarres qui n'allaient pas avec le vert pâle des murs. J'ai attendu le soir, vingt heures trente pour être précise, l'heure où ma mère nous décoller de devant Batman (ou l'Histoire de la vie, ou encore tintin, ça dépendait de la période) pour nous mettre au lit. J'ai attendu qu'elle sorte puis j'ai ouvert ce livre à l'odeur caractéristique qui me replonge toujours en enfance. Alors, j'ai eu l'impression d'avoir un véritable trésor avec moi, que je ne partagerais pas avec mon frère. Un livre pour moi seule, un livre d'adulte en plus.

Ce soir-là, je suis entrée de plein pieds dans la fantasy et la Terre du Milieu. Je suis ressortie du second quelque chose comme deux mois plus tard, je n'ai plus jamais quitté la fantasy depuis. Si je devais donner un nom au livre qui a fait de moi la lectrice que je suis, c'est bien la Communauté de l'Anneau que je donnerais, bien avant l’Étalon Sauvage ou Fantômette. C'est ce soir-là, lorsque j'ai ouvert ce livre pour la première fois (et pas la dernière) que j'ai définitivement plongé dans cette passion-là. 

Je me demandais récemment si cette rencontre avec Tolkien et son monde n'avait pas existé, ce que je lirais à présent, des années plus tard. Aurais-je tout de même fini par découvrir la fantasy, genre qui n'existait pas à la maison, si ce n'est cette édition-là ? Aurais-je finis par lire, comme ma mère, des livres du terroir (genre que je n'apprécie pas des masses) ou de vieux classiques anglais ? Je me demande toujours si j'aurais été la même avec d'autres lectures. C'est peut-être idiot à dire, mais la lecture prenant une grande place dans ma vie, et cela depuis l'enfance, je suis sure qu'elle a influencé beaucoup en moi.

tableau : instead of sleep, Tatiane Deriy